Mardi 25 août 2009
RENCONTRE DANS LE FIEF DE LA CULTURE PRIMITIVE DE L'ETHNIE T. BOLI
Au départ de MANILLE un petit vol de 2 heures pour vous poser sur l'aéroport de la ville de GENERAL SANTOS dans le sud du pays.20 KM en taxi pour rejoindre le terminal, compter 2 heures en "Yellow Bus" jusqu'à la ville de MARBEL. Ensuite un autre bus pour Suralla et la commence la véritable aventure Il va falloir trouver une place dans un taxi collectif pour grimper jusqu'à la petite ville de LAKE SEBU. Nous allons prendre très vite de l'altitude dans un déniveler de 800M en moins de 15 km .La route est encombrée de moto taxi, de chevaux et de buffles d'eau attelés à des traîneaux transportant otoctones bien sur et les produits de la culture du coin : riz, maïs et canne à sucre.

Revenons dans notre taxi où l'on s'entasse. Il n'est pas rare d'avoir quelqu'un sur ses genoux et tout cela dans la bonne humeur et la conversation débute toujours par : es tu marié ? Si la réponse est négative quelques regards de jeunes filles vous tombent dessus on verra plus tard pourquoi cette attirance envers l'étranger.
Ce qui est le plus sympa c'est de faire la montée sur le toit du taxi mais très souvent les orages de montage viennent à votre rencontre. Ce qui est super cela évite bien de prendre la douche le soir en arrivant. Après 2 heures de transport pénible la récompense nous saute aux yeux.

Un immense lac qui ressemble a un gros diamant dans un écrin de verdure ce dernier étant de haute montagne. L'on pourrait imaginer que cette merveille s'ennuie parfois et bien pas le moins du monde le créateur a tout prévu en éparpillant une multitude de petits îlots à sa surface pour lui tenir compagnie. Je vais vous confier que chaque fois je retrouve mon lac j'ai les larmes aux yeux.

Le plus agréable est de découvrir ce joyau le matin car de grandes taches roses flottes et illuminent le lac. Ce sont d'énormes fleurs de lotus qui se referment des que le soleil les surprend en sortant en quelques secondes de derrière la montagne. Je pense qu'elle se referment très vite pour conserver cette couleur rose éclatante pour peu être émouvoir un autre baby demain qui viendra dans ces montagnes rechercher une certaine paix et sérénité.

J'ai souvent parlé et écrit que mon humble personne avait le sentiment que dans ce pays qu'est LES PHILIPPINES je côtoie le paradis et l'enfer et une fois de plus la situation se représente à nouveau ici .
Depuis plusieurs années j'ai la chance de côtoyer ces gens et de rencontrer JOY petite guide et être maintenant le père adoptif de VIVIANNE ainsi beaucoup de liens se sont noués.

MARIEE A 12 ANS POUR AGRANDIR LE JARDIN

Tous les T.BOLI qui habitent en bordure du lac vivent de l'élevage de poissons, une partie du plan d'eau étant recouverte de cadre en bambou. Ce poisson qui est nourri deux fois par jour avec de la farine vitaminée se nomme TILAPIA Le petit poisson de quelques cm va peser 1kg au bout de 3 mois. Depuis quelques années nos amis T. BOLI sont équipés de petits bateaux à moteur pour assurer le transport des écoliers habitants sur les petites îles et bien sûr leurs donner à eux aussi une chance de s'instruire. Mais le problème est que les hélices de bateaux sectionnent en de nombreux petits bouts une plante à larges feuilles qui flotte sur l'eau ; cette plante qui prolifère très vite envahit la surface du lac et condamne à cours terme l"élevage du TILAPIA .

Allons faire un petit tour dans le village qui domine notre lac et nous aurons la chance de rencontrer certains habitants arborant un costume multicolore, la veste des femmes étant recouverte de milliers de petites perles. Les femmes des tribus réalisent de lourdes ceintures à grelots et des bracelets de clochettes qui décorent le poignet et la cheville. Les habits traditionnels sont en tissage T' nalak confectionnés à la main a base de fibres d'acabas, arbre qui ressemble étrangement au bananier lors de son prélèvement en montagne. Ce qui est formidable c'est que ce n'est pas un costume porté uniqement par les anciens.

Si un jour vous décidez de faire ce petit voyage, essayez dans votre programme d'être un samedi a LAKE SEBU pour aller au marché. C’est en ce lieu que les gens de la montagne se retrouvent et que l'on peut admirer les plus beaux costumes. Je ne vous garanti pas les plus beaux cliches car cette population n'est pas habituée a un tourisme de masse. Mais en demandant gentiment vous reviendrez certainement avec des photos uniques. Tous les gens travaillant à la municipalité doivent obligatoirement le porter chaque lundi. Au fil des années j'ai pu gagner la confiance de toute cette population et un jour en rencontrant JOY cette dernière m'a confiée avoir 38 frères et soeurs et que sa maman s'était mariée a 12 ans. et j'ai demandé à rencontrer cette femme qui avait environ 5O ans .Elle m'a confirmer les dires de sa fille mais surtout à ma grande surprise m'a précisé que son mari avait eu 7 femmes mais elle seule était mariée officiellement avec lui. Toutes les femmes reconnaîssent avoir vu son grand père son père son oncle et ensuite son mari succomber au désir de l’adultère. Néanmoins elle considère qu'être la première épouse est le plus important car c'est celle qui dirige le foyer.

 

Chez les T. BOLI bien que cela a tendance à disparaître grâce a l'école., toutes les filles de ma génération, ce qui fait très peu de temps, se mariaient à 12 ans très souvent avec un voisin, mariage bien sûr dictée par les parents. Cette union avait pour but de rassembler leurs terres voire deux simples jardins. Côté religion même si certains se disent chrétiens ou musulmans la majorité sont de culture animiste.

 

Après ma petite enquête, je n'ai pas rencontré de maman de moins de 15 ans. Le mariage n'était peut être pas consommé sans pouvoir l'affirmer mais ce qui me fait penser ceci c’est que, après le mariage, tout T.BOLI va vite prendre son cheval et parcourir la montagne pour se louer comme journalier, comme homme à tout faire, pour la défricher en vue de planter du mais ou pour fabriquer du connaître charbon de bois, l’élevage de poisson ne pouvant nourrir toute cette population

 

Un autre problème me confiait JOY celui de tout ses frères de père pour éviter un terrible mariage plus tard. J'ai rencontrer des personnes malheureusement issus de frères et soeurs que l'on cache bien sur dans ces contrées mais on me présente quelques fois ces malheureux vu que je travaille dans l'humanitaire et ces gens pensent que je peux faire des miracles.


Quel avenir pour ces gens ? Pour ma part je suis très optimiste, ayant eu la chance d’être invité à une remise de diplômes dans un lycée au mois d'avril ; j'ai eu l'agréable surprise de rencontrer beaucoup de jeunes garçons qui n'avaient pas du tout l'intention d'être mariés à 18 ans. Quand aux jeunes filles elles rêvent toutes bien sûr de au mariage après de bonnes études pour apprendre l'anglais et le chinois et surtout pouvoir se marier avec un étranger pour éviter les problèmes de consanguinité et pouvoir rêver d'un autre monde.

 

Ces jeunes m'ont demandé comment maintenant vit on en temps qu'européen, si je connaissais Internet et bien d'autres questions de ce genre. Voila tout de même l'espoir d'un certain respect envers cette nouvelle génération. Bien sûr tout ne va pas changer d'un coup de baguette magique car en quittant ces jeunes j'ai pris un taxi moto qui maintenant remplace de plus en plus le cheval et puisque nous étions 4 sur le véhicule qui allait à une vitesse réduite. Par bonheur j'étais coincé entre 2 jeunes filles, l’une d’entre elle m'a confié s'être mariée en 2008 à l'age de 13 ans puis a reconnu avoir jamais eu la chance d'aller a l'école .

 

Je terminerai cette petite histoire vécue par cette phrase de VICTOR HUGO qui était un avant-gardiste :« EDUQUER UN ENFANT CEST SAUVER UN HOMME » Si vous vous êtes pas endormis devant mon texte un petit clic de souris pour envoyer l'adresse de notre blog à tout vos amis. Nous avons à ce jour un moyen de communication extraordinaire alors profitons en au maximum pour la bonne cause.

 

8 ANS, GARDIEN DE PRISON AUX PHILIPPINES

CAGAYAN DE ORO le nom de cette ville provient du mot kagayhaan qui signifie lieu de la honte et qui fut nomme ainsi par les BUKIDNONS qui avaient eu l'impression d'être trahis quand le chef  de leurs tribu quand il épousa une princesse de la tribu des MARANAO, que l'on peut rencontrer aujourd'hui encore, qui avait chassée quelques années plus tôt les BUKIDNONS de leurs terres. Le nom ORO a pour origine la découverte d'or dans une rivière non loin de la ville par les ESPAGNOLS. Toujours exploiter à ce jour provoquant une énorme pollution au niveau de la mer. CAGAYAN DE ORO est une ville de près de 5OO OOO habitants. Elle est la capital du nord de l'île de MINDANAO. Il y a quelques jours je vous parlais du sud de l'île où vivent nos amis T.BOLI. C'est une ville bruyante qui connait des embouteillages monstres et une pollution intense. Cette ville est un point de départ à de nombreuses destinations et son port déverse chaque jour son lot de rêveurs venus des 2200 îles habitées des PHILIPPINES. Tous nos amis ayant la fièvre du métal précieux exploiter par une firme étrangère. Nos amis ne trouvant pas de travail se retrouve à agrandir les bidonvilles en périphérie de la ville. Les plus chanceux se retrouvent saisonniers dans l'immense plantation d'ananas DEL MONTE. Cette dernière étant la plus grande du sud est asiatique. Le point de départ pour découvrir des horizons nouveaux se trouve donc dans le quartier de la ville nommé AGORA. Ici plusieurs centaines de bus arrivent et repartent chaque jours car les voitures personnelles sont encore très rares sur cette île.

 

 

Et voila comment chaque curieux d'horizon nouveaux, je me suis retrouver ici après 35 h de bateau provenant de MANILLE, la capitale. Si la serveuse du café n'avait pas eu un si jolie sourire en me servant mon déjeuner je n'aurais pas raté mon bus. Dans un tintamarre de car déversant tout ces gens, j'entend tout de même mon téléphone sonner et j'essaie de me réfugier dans le couloir d'un bâtiment très sombre et lugubre pour parler a mon interlocuteur. Plus je pénétrai plus cela m'était facile de communiquer.

 

Dans la pénombre je me suis fait bousculer par un policier et je me suis bien demander ce qu'il faisait ici. Ma surprise passer rassurer par son sourire il m'invita a le suivre comprenant mon intrusion dans ce lieu. Je le suivit ma curiosité étant plus forte que ma méfiance. Quelques secondes plus tard je me suis retrouvé dans une grande pièce aussi triste que mon parcours qui m'avait amener ici. Ma première vision du lieu une ampoule se balançant au bout d'un fil renvoyait une lumière blafarde sur un jeune garçon torse nu assis par terre qui me fit un signe avec un petit sourire ce qui me rassura. Au fond de la pièce plusieurs personnes était assises derrières une grande table rectangulaire couverte de documents en désordre et ces gens semblait somnoler. Aucune réaction à mon arrivée.


Tout a coup des cris me firent sursauter en me retournant a l'opposer de la pièce des enfants pour la plupart était enfermer derrières d'énormes barreaux en fer. Je connaissais ce genre de lieu en visitant une prison à Manille il y a neuf ans. Ce sont des expériences que l’on n’oublie jamais. Vu mon regard interrogateur mon policier guide m'expliqua que ces gamins ont été arrêtés ce matin vers les bus entrain de voler un groupe de touristes. On m'avait prévenu le matin même que l'étranger est bien sur la cible privilégiée de ces petites bandes très bien organisée dont j’ai été déjà plusieurs fois victimes. Je me trouvais bien dans une prison provisoire ou plutôt un tribunal ou la personne jugée n'avait pas la parole et encore moins d'avocat.

 

En quelques minutes la sentence tombait et même sans comprendre un seul mot il m'était très facile de comprendre chaque fois le jugement rendu. Un petit signe du garçon qui était sous la lampe : soit il se levait pour ouvrir la porte et libérer le condamné qui partait en courant s'en même dire au revoir ou le gamin a son tour faisait un signe au détenu pour lui faire comprendre que ce soir il ne ressortira pas pour rééditer ses méfaits. Et la surprise après avoir compris la sentence le condamné insultait la terre entière et ses juges. J'aurais pu passer la journée dans ce lieu si je n'avais pas sorti mon appareil photo et à ce moment la on me fit comprendre que ma présence avait assez durée.

 

Raccompagner par mon guide ce dernier me donna rendez vous le soir à la tombée de la nuit, je ne savait pas trop pourquoi mais j'accepta, ma curiosité prenant le dessus. Je me promenai toute la journée dans la ville sans découvrir vraiment quelque chose d'intéressant. La nuit tombée je retrouve mon policier avec une certaine satisfaction et la vraiment je ne regrette pas mon errance dans la ville ; car ce que je vois me surprend une fois de plus : mon pote sors de sa poche une liasse de billet de 20 pesos équivalent a 1 tiers d'euros et se met a parcourir la gare routière et distribue ses billets a des gamins qui ont des allures que je ne prendrai pas comme guide la nuit .

 

Mon pote m'explique que ces gamins vont acheter à manger ce soir et vont rentrer se coucher et demain il ne les retrouvera pas en prison. Il y a l'air d'avoir un pacte entre eux mais s'il rompe cette alliance cela leurs coûtera très cher m'a t'il dit. Je n'ai pas demandé d'autres explication. Je termine cette petite histoire vécue en vous laissant seul juge. Je dois vous avouer que souvent je repense à ce moment et n'arrive pas à faire la part des choses. Peut être qu’un jour nous nous rencontrerons pour débattre de toute ces situations



UNE JOURNEE PRESQUE ORDINAIRE

Réveillé par des dizaines de coq à 4H30, le curé appelle ses fidèles dans un tintamarre de cloches à 5H, le voisin fait hurler sa sono pour montrer à la terre entière qu'on lui a remis l'électricité car il a enfin payé ses factures.

Très souvent un très beau lever de soleil sur la mer à 5H30

Vous avez compris il est l'heure de se lever

Tous les jours quelques gamins viennent partager notre petit déjeuner avant de partir à l'école et mon amie NIDA qui en profite pour donner le coup de peigne très souvent oublié par la maman qui doit s'occuper de sa famille nombreuse.

Mais ce matin dimanche, pas d'école mais toujours autant de petits, voir plus autour de la table.

Après avoir avalé le riz et le reste de poisson de la veille, les gamins m'accompagnent à la mer toute proche.

Avant de me jeter à l'eau je cache ma serviette dans le trou d'un rocher et me voila dans cet élément à 3O° ou j'essaie de nager. Exercice très difficile car mes petits amis veulent tous nager très près de moi. Mais la plupart ne connaissant pas cette pratique, ils flottent en barbotant avec une bouteille plastique attacher autour du cou qui leur évite de couler.

Arrivant à prendre un peu le large je suis stoppé net par un énorme choc a la jambe. Je fais tout de suite la planche et mes petits compagnons s'éclatent de rire en me voyant grimacer et comme chaque fois ils me rappellent que les méduses préfèrent la peau blanche. Assez nager pour aujourd’hui.

Je récupère ma serviette, m'essuie la figure et là je ressens une énorme brûlure juste sous l'œil. Je jette ma serviette à terre et je vois s'échapper une énorme araignée noire. En entendant mon cri les gamins courent vers moi et on l'air très déçu que j'ai laisser filer la bête car eux les recherchent pour organiser des combats entre ces insectes.

De mon coté je suis entièrement rassuré quand ils m'expliquent que dans les 30 minutes qui suivent si je ne suis pas mort ensuite je ne risque plus rien...

Pour rejoindre la maison je dois traverser la route ou de nombreuses personnes se sont rassemblées. Je pense tout de suite qu'ils commencent à préparer mon enterrement et au moment que je m'apprête a traverser la route  la foule se met a applaudir et crie :  « il est mort ». Je me demande suis-je déjà au paradis ? Tout à coup une vielle mobylette pétaradante passe devant la foule et reçoit les applaudissements. Pour l'explication il faut regarder derrière la mobylette :

Sur l'engin qui enfume tout le monde, se dresse un gamin très droit qui regarde droit devant lui, c'est le héros, il vient de tuer le grand python qui depuis des mois avalait toutes les poules du village. Il traînait la bête féroce de plus de 6 METRES derrière son engin et faisait des allers retour  pour se faire applaudir jusqu’à ce que les gens aillent à la deuxième messe. Bien sur, tout le village s'interrogeait comment avait-il fait pour tuer cette énorme bête.

Seul le petit restait muet sur son exploit et se disait prêt à tuer d'autres avaleurs de poules. il était devenu quelqu’un que l'on allait respecter. Parlait-on déjà d'une remise de médaille à la mairie et surtout du vin d'honneur qui on l'espère sera mieux que la dernière fois.

Pour mon compte, à midi n'étant pas mort je commençait à être rassuré car ce n'était pas mon jour pour cela. On ne parlait que de la fête à la mairie qui allait certainement avoir lieu et surtout de la boisson gratuite.

Après avoir dîner, NIDA me voyant toujours soucieux me proposa d'aller dans la montagne ramasser des cactus pour faire un massif dans le jardin ce qui me changerai les idées. Je me faisais du souci certainement pour rien car mon bouton sous l'oeil avait presque disparu.

La cueillette fut très fructueuse sous une énorme chaleur et la maîtresse de maison était heureuse de cette très belle journée. Un beau jardin, son ami encore vivant et avec un peu de chance sa dernière poule allait pouvoir dormir tranquillement dans l'arbre derrière la maison.

Je me dirige au bord de l'eau pour faire de nouveau quelques photos. Je porte mes mains  à mes yeux d'ou provient une grande brûlure. Je rentre à la maison en courant me rincer les yeux a grande eau mais rien n'y fait, je souffre de plus en plus. NIDA me propose que l'on se rende au "médical center" du village et bien sur c'est  dimanche et tout est fermé. Pour moi je n'ai qu'une idée en tête L 'ARAIGNEE.

On trouve un taxi collectif, un miracle car normalement il ne roule pas le jour du seigneur. Nous nous rendons à la petite ville la plus proche et pendant le trajet, une dame me réconforte en m'expliquant que bien sur cela vient bien de ma bête de ce matin et qu'il y a des gens qui se retrouvent  aveugle. NIDA en très bonne traductrice éclate de rire et me traduit la dame dit : « à toi, ton sexe peux aussi tomber par terre ».

Nous quittons le taxi je ne salut pas la dame, elle ne le mérite pas et nous arrivons devant l'hôpital lui aussi  fermé.

J'ai toujours aussi mal, NIDA fait ouvrir la pharmacie, on me colle quelques gouttes dans les yeux et là c'est encore pire je ne voit plus rien. J'insulte la pharmacienne heureusement elle ne comprend rien. NIDA en prend pour elle aussi elle comprend mieux, part en courrnt chercher une ambulance me laissant seul assis sur le trottoir.

Elle revient quelques minutes plus tard en moto avec un chauffeur qui a un grand sourire : pour lui l'ambulance étant en panne c’est la bonne affaire du week end : transporter un touriste à 30km  à l'hôpital. Mais NIDA à déjà convenue avec lui le prix de la course ce qui va gagner du temps.

Le pire pour lui c'est le fait que je suis assis juste derrière lui et que je lui hurle d'aller plus vite toujours plus vite.

Tout à coup, un énorme orage éclate et le pauvre chauffeur obéissant à mes ordres rentre vraiment trop vite dans un véritable lac au milieu de la route et l'on se retrouve sur le bitume à barboter.

Et la je pique une crise de nerf et me met a pleurer toutes les larmes de mon corps et m'apprête à chanter la chanson d'Antoine (mais qu’est ce que je fou ici !...)

Nous repartons et arrivons à l'hôpital à la tombée de la nuit et la débute un interrogatoire pire qu'à la police. NIDA essaie de traduire et cela va jusqu'à la date de naissance de ma mère et bien sur ma religion. Je répond n'importe quoi et NIDA essaie, tout en gardant son sérieux, de remplir cette fameuse fiche en compagnie d’une très belle infirmière. NIDA me fera remarquer un peu plus tard, qu'à ce moment là je n'étais pas tout à fait aveugle car je répondais à ses sourires... Une fois de plus, on s'installe dans un couloir. L'hôpital semble désert, personne, pas un bruit et là tout doucement mes brûlures s'atténuent et je vois mieux. J'en fait part à NIDA  qui me chuchote à l'oreille qu’elle s'en était bien aperçu lors de l'interrogatoire avec l'infirmière.

Je m'apprêtais à chercher un avocat, quand une dame vient nous rendre visite et se présente à nous comme la docteur de service  Nous la suivons dans son bureau, elle extrait d'un tiroir une vielle lampe électrique qui ne fonctionnait pas. A force de taper dessus, miracle, celle-ci s’allume juste le temps de regarder un oeil et de me conseiller de consulter le lendemain un spécialiste si le mal persiste.

Ce que je n'ai pas oser lui dire, c'est que le mal avait pratiquement disparu et non plus a NIDA, qui je suis sur, allait me sortir que l'infirmière faisait des miracles.

Nous sortons rassuré après avoir eu affaire à cette doctoresse (ou à la femme de ménage). Mais les soucis ne sont pas finis car l'on  s'aperçoit que notre mototaxi est reparti sans nous. II est 9 du soir et la nuit, personne ne circule ni se déplace en province.

Nous sommes à 40 km de la maison, pas d'hôtel, rien et personne dans les rues je pense dormir à l'hôpital mais NIDA va certainement me dire d'aller demander à la petite infirmière qui devrais habiter Lourdes

Alors on s'installe par terre au bord de la route et a ce moment la je suis le plus heureux des hommes, je n'ai pratiquement plus mal et mon sexe n'est pas encore tombé.

Tout à coup ma partenaire m'arrache à mes pensées et me propose d'aller à la police. Je n'ose pas la contrarier, pourquoi ne pas coucher en prison étant guéri c’est aussi bien que de coucher à l'hôpital.

Nous nous rendons donc dans un bureau qui ressemble à tout sauf à un poste de police : le décor (une petite pièce très mal éclairée avec une télévision noir et blanc et 3 personnes à califourchon sur des chaises nous tournant le dos en tee-shirt, qui fut certainement blanc à une époque, mais sur lequel on pouvait encore lire POLICE). Personne ne bouge à notre arrivée et NIDA s’installe  devant la télévision et commence son discours. Je ne comprends rien mais après une journée pareil rien de pire ne peux arriver. Au bout de quelques secondes un policier se lève, quitte la salle et revient quelques instants plus tard accompagner de sa femme qui saute au cou de NIDA. La conversation s'engage sur mon problème, la dame explique à NIDA qu'elle a eu le même problème un jour en plantant des cactus et qu'ensuite elle s'était frottée les yeux. Le seul médicament connu à ce jour est de pleurer, ce qui lave la sève de cactus. Pourquoi avoir attendu d'être assis au milieu d'une flaque d'eau pour le faire ? A peine rassuré, je vois arriver un fourgon sirène hurlante dans lequel nous sommes invites à monter. Nous quittons la ville en compagnie de 3 policiers et de la sirène qui ne sert absolument à rien vu qu'il n'y a absolument personne sur les routes.

Nous arrivons très vite dans notre village où toute la population est entrain de manger le serpent et bien sur faire la fête. 

Je propose aux policiers un peu d'argent pour l'essence et celui qui semble être le chef me dit accepter l'argent non pour le carburant, ce dernier étant payé par le gouvernement, mais ceci servira à acheter 3 litres de bière ! merci et bonne soirée messieurs.

Nous nous joignons à la fête et je suis surpris de ne pas apercevoir notre TARZAN du matin. On me dit qu'il est parti se coucher en apprenant qu'il n'aura pas de médaille car en dépeçant le serpent, on avait découvert que le pauvre python avait avalé un petit porcelet et s'était endormi pour plusieurs jours. Notre tarzan n'avait eu qu'à l'étrangler avec une cordelette. Mais la loi est ainsi faite, il pourra vendre la peau très recherchée dans les pays riches et devient aussi propriétaire de la colonne vertébrale de la bête pour la vendre aux chinois qui fabriqueront avec des « médicaments ».

 

Nida me confiera plus tard que si elle connaissait si bien les policiers qui étaient devenus ses amis c’était parce qu’elle avait rendue très souvent visite à son ex mari en prison.

 

Voila quand je vous disais que c'était une journée PRESQUE ORDINAIRE.


NE PAS ENTRER DANS LA MAISON DES SIRENES

Ancrées dans l'histoire de ce pays, les PHILIPPINES sont très sensibles a toutes sortes de croyances qui relèvent certainement de la religion Animiste.

Etant personnellement témoins de certaines manifestations je me fait un grand plaisir de vous les conter aujourd’hui.

L'OISEAU QUI ENLEVE LES PETITS ENFANTS

La nuit est tombée ce dimanche de canicule et se désaltérer fut vraiment une obligation. Pour notre plus proche voisin nommée César, se fut avec ses copains une belle journée après avoir fêter la victoire de son coq de combat avec du rhum. Normal cette boisson n'est pas plus chère que de la bonne eau en bouteille capsulée. Bien sur une fois de plus notre ami oublia de rentrer souper certainement qu'il avait plus très faim;

Tessie sa femme se mit a l'appeler et plus le temps passait plus elle hurlait fort ce qui nous faisait sourire nous qui assistions depuis de nombreuses fois à la scène du dimanche soir.

Ce qui fut beaucoup mieux rire NIDA c'est d'entendre la pauvre femme se mettre a crier : « Il est là, il est arrivé, il est sur le toit ! le grand oiseau est énorme viens vite il va enlever notre petit bébé ! »

NIDA qui me traduit la scène vu mon regard interrogateur m'explique qu'un énorme oiseau ni aigle ni hibou est sur le toit de la pauvre femme et qu'il vient enlever le nouveau né de la maison si son mari ne viens pas le défendre. Je saute sur mon appareil photo je veux voir la bête  Nida a l'air si convaincante. Je rejoins en 3 secondes la maison et retrouve Tessie serrant dans ses bras le petit convoiter par la bête. Bien sur je demande ou est l'intrus et elle m'indique la direction du toit. Mais il fait une nuit d'encre et Nida retourne à la maison chercher une lampe électrique et revient aussi avec une petite échelle et me voila entrain de ramper sur le toit arrivant au pignon et grande déception pour moi la bête avait disparue. 

Cette histoire d'oiseau me semblait plausible est le fait que passe juste en dessus de la maison de César une ligne à haute tension et qu'un oiseau de nuit avait  pu en être victime. Donc je redescend du toit et aperçoit le papa qui arrive tout essouffler mais heureux que sont petit n'ai pas été croqué et Nida de me dire en rentrant que c'était le seul moyen pour que le couple termine la soirée ensemble. Peut être le rhum aidant  je ne sais pas ce qui est sur que notre ami  César a bien cru certainement une fois de plus a l'histoire de Tessie.

LE COCHON MORT A DISPARU

Quand on parle cochon aux Philippines il y aurait un dictionnaire à écrire sur cet animal appeler BABOY en tagalog langue de ce pays. Parfois cette pauvre bête peut maigrir de plusieurs dizaines de kg en quelques heures.

Cette situation nous l'avons vécue il y a quelques mois. Nida à qui j'avais laissée lors d'un séjour un peu d'argent en 2008 m'a fait la surprise au retour en 2009 de m'annoncer que dès mon départ elle avait acheté un petit cochon qu'elle avait confié à des bons amis là-haut sur le toit du monde ( lieu àdécouvrir dans mon livre PHILIPPINES UN SEUL REGARD M'A SUFFI)

Le contrat était simple entre eux : elle achète la bête, ses amis l'attachent dans la montagne et  il va grossir tout doucement en ne mangeant que des produits naturels.

Bien sur dès mon arrivée en janvier 2009,  nous nous sommes rendus la haut dans la montagne et nous avons découvert un beau cochon que nous avons fait peser. La bascule indiquant 62 KG nous  avons décidé d’un commun accord de faire tuer la bête dès le lendemain. Nous redescendons NIDA projette de vendre quelques Kg de viande pour pouvoir  rééditer  l'opération

Très tôt le lendemain nous nous rendons sur place accompagner d'un voisin pou aller récupérer notre du. En arrivant surprise ! le cochon avait du passer une mauvaise nuit car en arrivant notre bette était déjà en morceaux et la moitié ne fait plus que 12 Kg. Nous sommes redescendu dans la vallée en riant et très heureux tout de même et NIDA a eu peu être la solution : le stress l'avait peut être fait beaucoup  maigrir en quelques heures.

Mais nous avons eu beaucoup de chance car il y a quelques jours tout près de la maison un cochon mort depuis 3 jours a disparu. Je vous parlais de plusieurs religions d'ou proviennent toutes ces superstition et bien il y a une secte dont je ne connais pas le nom alors nous allons l'appeler la secte baboy.

Ces gens tuent un cochon et vont pendant plusieurs jours le promener sur un radeau de bambou en suivant le rivage, s'arrêtant chaque soir sur une plage toujours près d'un village. Et bien sur ils arrivent  un soir près de chez nous. Abandonnant comme chaque soir le radeau sur la terre ferme ils allèrent demander une couche pour la nuit chez l’habitant. Le lendemain matin lorsqu’il s’apprêtait à repartir le cochon avait disparu. Il ne restait que les quelques fleurs fanées qui décoraient la bête encore la veille.

Ou est-il passé ? Nul ne le sait. Bien sur pas très loin du lieu de l'enlèvement des traces d'un grand feu avec quelques os d’animaux ont été découvert set ce soir tout les amis de César serait rentré très tard à la maison et parait il que Tessie une fois de plus le vu grand oiseau

Non non non je ne vous dis pas que le cochon a été manger mais……

 

SUPERSTITIONS PHILIPPINES

Les Philippines sont un archipel de 7200 îles dont 2200 habitées.

Les autres îles sont pratiquement désertes à cause de manque d’eau, conséquence de l’absence de relief.

Mais aujourd’hui intéressons nous aux îles qui ont de l’eau voir par moment beaucoup d’eau surtout a la saison des pluies. Ces dernières sont en parties inondées et provoquent d’innombrables cascades plus hautes les autres que les autres des que nous prenons de la hauteur 

Ce qui fait le lieu privilégié de baignades de tous les gamins en priorité, mais aussi pour de plus en plus de touristes en quête de sensations fortes.

Ces derniers plongent au fond du plan d’eau sans vraiment se rendre compte et malheureusement sont pris sous la chute et meurt noyés.

L’explication est très simple vu que ces cascades font quelques fois plus de 100metres de hauteur 

Pour nos amis d’ici l’explication est toute autre : Nul n’a droit de plonger dans ces lieux et surtout sous les cascades car  ici c’est le lieu où dorment les sirènes. Quiconque prenant ce risque de les réveiller bafoue certaines règles et pourra le payer de sa vie

Pour ma part je me garderai bien une fois de plus de donner un avis sur la question car dans mon enfance l’on tuait bien les chouettes et pour les clouer de l’écurie en prétextant que ce volatile portait malheur.

 

NE PAS DEMOLIR LA MAISON DES LUTINS

Il n’est pas rare que NIDA m’apprenne le matin en me levant qu’aujourd’hui je vais rencontrer de nouvelles personnes et moi de lui répondre comment prêtent elle avoir ce savoir.

Sa réponse est toute simple ce matin il y avait un papillon marron qui est rentré dans la maison, il annonçait doncque j’allais rencontrer de nouvelles personnes aujourd’hui.

Heureusement il n’était pas noir signe de décès dans l’entourage proche.

Nous partons sous un beau soleil a la recherche de coupeurs de canne a sucre et pour rencontrer de nouvelles personnes cela se présentait pas trop bien car plus on avançait dans les plaines plus l’on ne découvrait que des champs coupés.

Nous arriverons dans un petit village pour se renseigner  et nous nous arretons devant  une petite maison qui abritait aussi  un sari sari store c'est-à-dire une toute petite épicerie ou l’on allait pouvoir se désalterer avec l’inévitable coca cola.

La porte étant entrouverte j’aperçois une vielle machine a coudre  et demande a la maîtresse de maison si je peux prendre en photo cet objet datant d’un autre temps. Apres quelques clichés la dame me propose de faire d’autres photos dans une autre pièce .

Et la une autre surprise me fait reculer d’un pas : Au milieu de la pièce s’est installé une très grosse termitière bpour laquelle le balatum a dû être éventré pour que grandisse cette maison des lutins comme ils les nomment ici.

Ceci est possible car la majorité des maisons n'ont pas de ciment au sol, seulement de la terre battue. La découverte d’un  ambrion de cet édifice remonte maintenant a 15 ans dans cette salle de séjour mais pour les habitants de la maison c’est un grand honneur que d’avoir ceci  chez soi. Avoir ce monticule de terre d’un mètre de haut pesant environ 500 Kg au milieu de son salon cela me laisse un peu perplexe.

J’ai essayé de vous faire partager un peu les croyances de ce pays qui ont tendance à faire sourire les nouvelles générations ; mais celle de la termitière semble bien rester intacte à n’importe quel âge.

Qu’arrive t’il si l’on détruit la maison des lutins ?  A partir de la nuit suivante ils viendront ces chers petits vous chatouiller les pieds  et vous en perdrez complètement le sommeil

Si vous êtes sur le point d’aller vous coucher j’espère pour vous qu'en jardinant aujourd’hui vous n’avez pas commis l’irréparable en rencontrant une maison de nos petits amis

 

LA PECHE MIRACULEUSE QUI FINIT MAL

Dans mon dernier message, je vous parlais des PHILIPPINES, avec ses 8200 îles. Alors quand on parle d'îles bien sur on parle de la mer. A l’est , de l’archipel, la mer de Chine, a l’ouest l’océan Atlantique avec ses les plus grandes profondeurs du monde, avoisinant les 12000 mètres de profondeur. Bien sur une partie de la population vit ou survit de la pêche ici, le plus souvent de façon très artisanal. Pensant pouvoir améliorer l’ordinaire, les pécheurs ont tenter par des moyens très dangereux parfois d’autres méthodes pour capturer le poisson, en passant par l’empoisonnement et la dynamite. Cette dernière fut de nombreuse victimes, ayant perdues certains membres ne sachant pas manipuler cette outil ô combien dangereux.
Pour revenir tout de même à la majorité de ces gens, la plupart construisent eux même leurs banquasses non de cette embarcation. Mais le résultat n’est pas à la hauteur de leur espérance. Vu que leurs barques sont souvent très petites. Il faut savoir que la plupart de nos amis ne sont sur l’eau que 6 mois par an. Pour cause la saison sèche est souvent accompagnée de fortes rafales de vent imprévues, ce qui fait que nos petites embarcations ne le supporteraient pas.
Donc nous retrouvons nos pécheurs se louant comme planteurs de riz ou bûcherons ou rodant sur la plage surveillant la petite accalmie salvatrice. Quoiqu’il arrive
pour la plupart d’entre eux, la pêche va a peine subvenir à la nourriture de la famille souvent nombreuse. Bien sur arrive parfois une grosse compagnie avec de grands filets et tout le village est mis a contribution, pour tirer l’engin et cela peut durer des heures. Il n’est pas rare que ces forçats vont se distribuer quelques petits poissons car le propriétaire va de suite prendre la moitie du butin, et pour sur les plus belles pièces ; il y a quelques jour ici dans notre village, miracle nous sommes réveillé a minuit par l’énorme sono installer dans une cabane de la plage. Non aucune annonce simplement de la musique des années 60 bien de chez nous. NIDA ayant tout compris m’invite a rester coucher et elle seule va les accueillir mais qui ?.
Je me faufile hors du lit et j’aperçois ma compagne sur la terrasse qui domine la mer, la porte monnaie a la main. Dans le village beaucoup de bruit, de rires, et s’élevé une sorte de clameurs, ISDA ISDA ISDA et la enfin je comprend ce sont les marchands de poisson qui passent normalement le matin. Je n’ai que le temps de comprendre que 2 gamins arrivent en trombe et l’un, présente a NIDA un gros poisson nomme LAPU LAPU, ce dernier étant le plus cher du pays et lui vend le prix d’un simple poisson le deuxième, gamins tend a bout de bras un énorme calamar que NIDA achète sans employer le mot DISCOUNT ce qui me surprend. Quelques secondes plus tard je la rejoins dans la cuisine entrain de nettoyer ses achats. Quand je lui demande pourquoi elle ne souhaitait pas ma présence a ses cotes lors de la transaction, sa réponse fut celle que j’attendais : en ma présence le prix n’allait pas du tout être le même. En continuant l’interrogatoire j’appris qu’il y avait eu une  pêche miraculeuse, près de 300 kg
Et ces prix très intéressant la motivation en était qu’il fallait vendre le plus vite possible, avant les copains bien sur qui n’ont pas tardé à arriver a leurs tours. Mais comprenant qu’ils avaient été devancer ils repartent en courrnt pour chercher d’autres clients potentiels. Et bien sur vu que les femmes et enfants parcouraient le village et bien nos bons hommes ne tardèrent pas à aller dévaliser les petits sari sari store du village et redescendre sur la plage bien sur pour fêter l’événement. Avec du rhum, beaucoup de rhum. La nuit fut très animée en mangent du poisson griller bien sur et l’alcool aidant nos amis ne ne sont pas aperçus qu’il y avait 2 poissons mortel parmi les autres.
Ce poisson nom BOTITE et un met délicieux s’il est très bien vider mais ce qui est sur ce n’est pas l’habitude ici surtout comme ici dans certaine situation. La plupart de nos amis s’endormir sur place et ne firent pas attention que deux d’entre eux étaient pris de malaises Un très beau lever de soleil réveilla tout doucement nos pécheurs mais deux d’entres eux ne vit pas l’astre et ne le verrons plus jamais illuminer cette plage ou il y a quelques heures encore l’on chantaient et ou l’on criait ISDA ISDA ISDA…

RENCONTRE AVEC UNE DROLE DE DAME

Rencontre inoubliable, que je vous souhaite de faire un jour, rencontre avec MADAME JULIGARIA

Lors de chaque voyage aux PHILIPPINES je séjourne quelques jours à CEBU capitale de l'île du même nom.

Je me souviens de mes rencontres peu ordinaires faites ici que j'avais a l'époque conter sur mon livre (PHILIPPINES UN SEUL REGARD M'A SUFFI)

Bien sur je suis revenu régulièrement dans cette ville, ô combien attachante et automatiquement des liens se sont nouer et ainsi plusieurs petits ont rejoint notre grande famille en devenant des filleuls.

Parcourant le fameux jardin de la ville a cette époque une vielle dame m’avait déjà remarqué me confiera t’elle il y a très peu de temps. Et moi a mon tour de m’excuser de ne pas avoir prêter plus attention a elle a cette époque car elle aurait bien eu droit a quelques pages de mon livre et je viens réparer ici réparer cette oubli.

Certainement vous en souvenez vous notre jardin était le lieu de vie de beaucoup de gens indigents. A ce jour  tout ces gens sont été chassés de ce lieu. Notre parc étant actuellement et pour plusieurs années scinder en deux parties. 

En construisant un souterrain pour créer un accès autoroutier sous ce parc le responsable de ces énormes travaux ne saura jamais qu’il est responsable de la dispersion de beaucoup de gents cher à mes yeux et à mon coeur.

Mais comme dans toute histoire un peu triste il y a toujours une petite lueur qui vient se glisser au moment où on ne l’attend pas.

Cette petite bougie se nomme  Madame JULIGARIA. Voila en quelques lignes son histoire peu banale Pour déloger les gents ; les squatters comme on les appelle ici et bien les expulsions sont faites souvent avec des moyens pas très pacifique loin sen faut

Et bien notre amie leur a tenue tête jusqu’au bout et arriver  à faire plier l’administration qui a cédée.

En faite madame JULIGARIA  a obtenue un extrait de naissance signalant qu’elle serait née au jardin public de la ville en 1941 et compte tenu de cette particularité ne pourra être (délogée.)

Mais l’histoire de notre dame n’a pas que cette particularité

Revenons 68 ans en arrière donc cette année la vient au monde une  petite fille issue de jeunes qui squattaient déjà le parc et la maman rester seule  très vite continua a vivre ici  mais cette dernière décéda précocement et la petite au dire de notre amie ne se souvient pas d’avoir habiter ailleurs q’ici certainement élevée par la communauté de l’époque 

Bien sur ma première question fut comment peut on vivre toute une vie ici, oh ce fut très simple me confiât elle (Je ne me suis jamais mariée donc je n’ai eu pas d’homme à nourrir et je n’ai jamais eu d’enfants

Deuxièmement j’ai travaillé ici depuis mon enfance et bien sur je continue)

Notre amie vend des cigarettes à l’unité et quelques petites confiseries sur le trottoir jouant le jardin mais bien sur dort et se lave toujours dans ce dernier comme je vous l’explique dans mon livre

Les jours de pluie m’a-t-elle confié elle réalise un chiffre d’affaire  équivalent a un euro. Et moi de lui demander comment fait elle  pour vivre qu’avec le bénéfice acquit d’une journée comme celle ci

Et elle de me répondre dans un grand rire qu’il y a longtemps qu’elle ne se nourrit plus vu quelle ne se souvient plus non plus quand elle a perdue sa dernière dent

Nous n’allons pas quitter notre amie sans la mettre à l’honneur car j’ai appris par sa nièce qu’il y a quelques jours elle a remise à cette dernière certainement toutes ses économies  pour lui permettre l’ouverture d’un petit magasin en province

A j’allais oublier de vous dire que j’ai parler de mon projet à sa nièce  et cette dernière  m’a  confiée que  si le monde entier par le biais d’Internet peut découvrir l’histoire de sa tante peut être va-t-elle rencontrer un mari !!!!!!!!!!

En vous souhaitant aujourd’hui en sortant  de rencontrer vous aussi une Madame JULIGARIA

 

LA VIE ORIGINALE DE MONSIEUR TITI

Sur la petite île de CAMIGIN il y a maintenant plus de 80 ans un petit homme est né en pleurant comme nous tous mais lui au moins savait pourquoi 

Quand on arrive au monde dans une cabane en planches au milieu d’un marais et que l’on vous dit que vos parents ont vraiment un énorme penchant pour l’alcool et bien le départ dans la vie s’annonce pas sous les meilleurs hospices

Les amis essaient parfois de vous consoler en vous racontant qu’il y a près de 2000 ans quelqu’un est née dans une étable et qu’on parle encore de lui aujourd’hui mais cela ne suffit pas surtout que l’on décide de vous attribuer le même prénom que le chat du voisin et ce dernier se nommant : TITI

Ensuite un peu de lait de la mère mais très vite vous aller voler sur la table le restant des verres surtout si personne ne vous en empêche et voila qu’après quelques années vous vous retrouvez dans la même situation que vos géniteurs

Malgré ces petits handicaps notre ami va survivre avec ses deux frères maiss il y a une petite lueur d’espoir qui apparut très tôt car toute la famille a reçu un véritable don pour la musique. Cependant avec ce penchant pour l’alcool c’est difficile de monter sur les planches

Pas découragé pour si peu il se réfugie a l’église ou il rencontre un petit public qui a un certain age voire un grand age et notre ami a beau s’acharner sur sa guitare il n’arrive pas a enflammer pas la salle

Alors il décide de crée son propre orchestre avec ses frères

Qui dit groupe dit répétition et la naturellement et on va se desalterer et cela se termine chaque fois par une dégustation d’alcool

Souvent notre ami est invité dans quelques soirées ou mariage et les fins de soirée sont identiques vu que la boisson est gratuite ! ! ! ! !

Un certain mépris s’installe même pour cet homme quand il a trop bu car il devient vraiment insupportable. Il va donc être obligé de continuer a travailler pour manger et boire.

Vu que ce dernier n’a pas d’enfants pour l’aider sur ces vieux jours et bien il doit continuer a grimper en haut des cocotiers pour en cueillir les fameux fruits qui sont le premier revenu du pays

A maintenant 82 ans ce travail oh combien dangereux n’a pas l’air de l’effrayer outre mesure. Quand j’ai rencontré cet homme quelque peu marginalisé il ne m’a parlé que de la fête de SAINT ROQUE célébré le jour du 15 août ici

Et moi de lui répéter que le 15 août il n’y a que 2 fêtes mondialement connue ce sont la fête d’Aussois le village de haute Maurienne qui m’a adopté et la farfouille de Briord organisé par mon ami Momo avec toute son équipe  (que je salue affectueusement) au profit de  l'association.

Laissons pendant quelques lignes notre histoire pour nous intéresser à la fête de notre saint.

Je vous avais parlé de cette petite île sur mon livre et de la vie difficile des autochtones.

Mais un jour par an donc pour cette fameuse fête et bien toutes les portes s’ouvrent pour accueillir parents amis et même toute personne étrangère de passage sur l’île

Dans chaque maison l’on vous fera manger du cochon heureusement à toutes les sauces très différentes les unes des autres

Des la fête passée la population va racheter un tout petit porcelet  qu’il vont élever pour l’année prochaine

Mais cette fête n’est pas qu’un énorme festin gratuit, c’est aussi une immense parade sur des écoles, des associations, des groupes de danseurs de toute l’ile. Mais le clou de cette journée festive est la présentation de la reine de beauté de l’île sur un char tiré par un buffle peint en blanc

Cette pauvre demoiselle est tellement maquillée qu'elle peux difficilement  sourire mais si la joie n’illumine pas son  visage d’ange la cause en est notre ami TITI. En effet ce dernier ne se comporte bien même très bien au moins un jour par an

Du haut de son trône notre petite reine domine du regard la foule qui applaudie mais ne la regarde pas car tous les regards sont déjà plein d’admiration sur le char suivant ou trône  Monsieur Titi comme les gens l’appelle le jour de la saint roque  car il est avec sa guitare et ses frères

Mais c’est lui que l’on interpelle c’est a ce messieurs a la chemise blanche et qui sent la brillantine que l’on crie "bravo Monsieur Titi" peut être pour le remercier de sa soixantaine de défiles ou alors y a-t-il seulement ce jour dans l’année de vrai connaisseurs de musique

Ce qui est sur d’après les témoins c’est que notre ami ne voit pas cette foule il joue de l’instrument en dansant pendant plus de trois heures toujours les yeux fermés  sous une énorme chaleur et ne boit que de l’eau

Que peux penser cet homme rejeté certainement a juste raison par moment que peut il ressentir en vivant ces instants si intenses

Je ne vous donnerai aucune réponse car je me garderai bien de demander a MESSIEUR TITI qu’il me définisse ce qu’est le paradis

Ce que je peux affirmer pratiquement sans me tromper c’est que le soir  en s’endormant dans sa petite maison en planches il y a un homme qui doit toujours entendre résonner dans sa tête : "bravo monsieur Titi"

 

 

A LA DECOUVERTE DE LA TRIBU MANGIANES

Il est 5 heures du matin  sous un ciel étoilé, je parcours les rues d'une petite ville du nom de Roxas sur l’île de Mindoro à la recherche d’une moto taxi, loin de la maison de NIDA qui m'accompagne avec un petit voisin. Je réalise la responsabilité qui pèse sur mes épaules  car pour moi le mot échec ne doit pas exister, ils m'ont rejoint ici pour réaliser un rêve : rencontrer la tribu MANGIANES

Découverts en 1783 par un explorateur Français, amoureux de musique  et vivant dans les forêts tropicales d’altitudes à l’intérieur des terres, c’était autrefois une population de pécheurs côtiers mais les invasions les ont contraints à changer de territoires et ils sont devenus agriculteurs par nécessité.

Mais revenons un an plutôt ou CHANTAL et GILLES ce couple d’amis me rejoint aux PHILIPPINES pour rencontrer leurs deux filleuls et avec l’information de l’existence de cette tribu. Nous rendons visite à ces gens et surtout visitons une école où l’on apprend, que les gamins font jusqu'à 5 heures de marche pour venir étudier

Je ne vous cache pas que germait déjà dans ma tête cette rencontre chez eux, mais après plusieurs renseignements ces personnages n’avaient pas l’air vraiment ravis que j'aille  faire des photos de familles. Je reviens au printemps  de cette  année avec NIDA rencontrer une petite filleul de CHANTAL et GILLES

Ayant parlé à ma compagne de cette école automatiquement nous retrouvons au milieu de tous ces petits

Une chance est qu’avec les 77 dialectes de ce pays, ils se comprenaient  Ce qui me surpris ce fut entre eux comme un coup de foudre, elle avait l’air très à l’aise parmi eux et le soir la séparation ne fut pas simple

Et tout naturellement elle m’apprend qu’elle a été invitée dans une famille, et que la maîtresse de maison marche environ 7heures pour rentrer chez elle par les pistes forestières

Je pense qu’en voyant ma trogne elle me rassura en m’expliquant que l’on avait qu’a partir de bonne heure le matin car pour elle pas question de coucher en route ,car ils y auraient encore quelques cannibales dans le coin

Alors voila pourquoi quelques mois plus tard on se retrouve a 4 sur une première moto pour faire les premier 20 km sur une route défoncée par les nombreux typhons puis sur une seconde moto mais la ne parlons plus de route de ni de  chemin non un autoroute de parpaing former par les pluies diluviennes de l’hiver et au loin parait cette fameuse montagne pas très haute d’après NIDA. Je l’informe qu’une montagne n’est jamais haute quand le sommet est dans les nuages et un peu vexée en descendant de la moto elle part a grandes enjambées en prenant le sac a dos le plus lourd

Les premiers km que du bonheur a patauger dans une rivière et l’aventure débute enfin en prenant un sentier de chèvres que même ces dernières refuseraient de grimper

J’ai eu la chance de parcourir nos chemins de montagnes  mais la c’est tout autre chose ce n’est qu’une succession de gros rochers a escalader  et nous croisons des gens du coin qui sautent eux comme des chamois en descendant avec de lourdes charges sur le dos  Je me retrouve seul dans cet enfer mais tellement beau ayant fait signe a mes deux compagnons de monter a leur rythme. 

Je regarde ma montre, déjà 45 minutes que je joue a l’alpiniste et la je décide de stopper mon ascension je ne pense pas pouvoir  aller plus haut et essayant de reprendre une respiration normale, j’entend des personnes qui éclatent de rire quelques dizaines de mettre plus haut

Sans doute que NIDA est entrain de leurs expliquer notre projet et moi qui ne peux suivre ! Ceci me redonne des forces et je rejoint un petit groupe dont font partie mes amis et tranquillement ils piochent avec leurs mains dans une gamelle de riz

A part un petit sourire de ma compagne personne ne fait cas de mon arrivée et tous continuent leurs festin. Puis tous s’allongent pour finir leur nuit et je m’âprete a faire de même

A cet instant j’entends derrière moi une petite voie familière me dire que l’on est en haut de la montagne Sans hésitation je prend le sac de NIDA et comme par enchantement nous sommes surpris par la lumière  qui nous éblouie et une immense plaine s’offre a nous

Nous croisons une multitude de personnes la plupart avec d’énormes chargement sur le dos  a l’intérieurs de ces sacs du charbon de bois des fruits provenant de plantation (mangues avocats)

Nous traversons plusieurs petits villages où règne au regard des maisons certainement une très grande pauvreté

Un peu plus loin deux hommes chargent un énorme sanglier sur leurs dos : renseignement pris sur le prix qu’ils peuvent tirer d’une bête comme ceci nous apprenons qu’il y a chez ces gens la beaucoup  de troc avec les  marchands de la vallée

La plupart de nos amis remonteront avec du poisson séché du riz ou des outils pour travailler la terre

Apres plus d’une heure sous un soleil brûlant nous redescendons dans la foret retrouvant une ombre bienfaitrice mais cette descente sur un sol glissant nous ramène certainement à l’altitude du départ pour nous retrouver dans une rivière

Nous sommes obliger de remarquer que ce soir il va falloir regrimper ici si l’on ne sait  pas fait manger en route, mais ici tout est si beau, si grandiose, les plantes, les arbres,...

Nous parcourons une rivière pratiquement asséchée avec comme guide deux jeunes filles maintenant en tenue d’écolière  qui sont sortie de la foret en arrivant dont on ne sait où

Il faut préciser que nous n'avons  comme adresse que le nom du village et depuis le départ l’on nous renseigne avec le même refrain : c’est très loin !

On s’arrête très souvent pour des photos et l’on ne s’aperçoit pas que nos copines sont parties sans rien dire et la et bien on est perdus car n’importe quelle rivière et bien il faut en sortir au bout d’un moment

On continue de marcher maintenant sans faire de clichés souvenirs notre esprit est ailleurs

Alors si un jour vous venez découvrir ce merveilleux pays faites exprès de vous perdre et rappeler vous que jour et nuit il y a ce fameux gallinacé  nommer coq qui vous empêche de dormir même dans les coins les plus reculés donc cela guide vers les habitations où il est logé et nourri.

Quelques minutes plus tard nous découvrons des petites cases et sommes reçus par le chef du village. Comme d’habitude photos je suis agréablement surpris du comportement de nos amis que l’on m’avait indiqués comme peu coopèrant.

Mais tout à coup NIDA prend dans ses bras pour le cliché familial une petite fille qui se met à hurler en regardant  le chef  en lui tendant les bras.

Nous quittons avec regret ces personnes accompagnées maintenant d’un monsieur qui habite dans le village ou nous devons  retrouver l’amie de NIDA. Je réalise la chance que nous avons d’avoir rencontré cette personne car le chemin est pratiquement inexistant

Un peu plus tard nous arivons enfin découvrant un charmant petit village au bord d’une rivière.

Nous  traversons ce lieu et tout à coup se dresse devant moi une montagne une vraie et notre compagnon de fortune se met à grimper cet obstacle  accompagner de mes deux compères 

Mais une fois de plus je ne peux suivre et essaie tant bien que mal à trouver un rythme car il me semble que mon cœur n’est absolument pas d’accord avec ce que je veux lui faire subir

Mais une nouvelle motivation arrive au bon moment c’est le fait que ma compagne vient de lâcher prise elle aussi

Se plaignant de ses genoux bien abîmer après de nombreuses années passée dans les rizières 

D’un commun accord nous décidons de continuer très doucement et comme deux éclopés nous gravissons ces derniers kilomètres

Notre guide ayant compris récupère nos sacs et après une bonne  heure et demi d’enfer enfin nous découvrons notre village au loin A ce moment je croise le regard de NIDA les yeux pleins de larmes

Quelle surprise pour MY ANNE l’amie de NIDA de nous voir chez elle et bien sur comme de partout un petit groupe de curieux se presse autour de nous

Mais de suite notre amie s’excuse car elle n’a rien a nous offrir mais rentre précipitamment chez elle et ressort avec trois petites bananes sauvages

En quelques mots si je dois décrire cette situation et bien je suis assis dans l’herbe entourer de personnes avec des faciès d’hommes de la préhistoire qui me tirent les poils des bras car pour eux il n’y a que les singes qui ont cette pilosité

Mais ce qui me surprend le plus c’est le manque d'enfants tous les villages PHILIPPINS : très vite j’ai la terrible réponse quatre enfants maximum par famille et ensuite la contraception

Vu mon regard interrogateur NIDA demande a son amie de quelle moyen dispose t’il pour enrayer cette démographie et celle-ci lui répond le plus naturellement que les enfants sont enterrés vivants a la naissance mais tout de même sont envelopper  dans une natte confectionnée pour la circonstance

Mais la famille avant de passer a l’acte peut proposer de donner leur enfant et c'est ainsi que notre amie à (adopté) un petit qui a maintenant quatre ans

Sans vraiment protester devant pareil fait mais vu mon étonnement NIDA me fait remarquer que je lui est expliquer que chez nous l’avortement est légal ’jusqu’a 12 semaines

Alors je lui explique que si je l’ai accompagné jusqu ici ce n’est pas pour juger ces gens mais pour découvrir leur façon de vivre

A-t-on le droit de  le faire une fois de plus je suis devant un gros dilemme peut être que la réponse arrive de son amie

S’il ne veulent pas plus d’enfants c’est qu’il ne veulent pas les voir mourir de faim

Passons a quelque chose de plus encourageant  : les personnes du village nous guide vers une petite maison en bambou nous expliquant que ce lieu va abriter la future école ; mais ici ne seront pas enseignés les mathématiques mais simplement on va apprendre à signer son nom

My Anne décide de nous raccompagner un bout de chemin  et c’est sous des trombes d’eau et sur un sentier qui ressemble a une patinoire que l’on repart vers notre monde

On se retrouve souvent par terre ce qui amuse notre guide cette dernière n’a pas ce problème vu qu’elle n’a jamais mis de chaussures de sa vie et elle se moque bien de ces éléments perturbateurs  C’est dans une crise de larmes que My Anne nous quitte pratiquement a la tombée de la nuit en ayant l’assurance que nous sommes sur la bonne route

Elle demande a NIDA si elle peut a son tour venir nous voir l’an prochain et si se rêve se réalise  pour elle ce serait bien de lui acheter une brosse a dent car ici ce produit n’existe pas et ils ont les dents (ou souvent ce qu’il en reste) très rouge et ensuite virent au noir a cause de produit  qu’ils mâchent toute la journée : un mélange de nacre pile et d’un petit fruit très dur  semblable a la noix de muscade  

Ce n’est que très tard dans la soirée que l’on a retrouvé notre lit et malgré une énorme fatigue impossible de trouver le sommeil surtout en entendent NIDA me confier cette petite histoire qui lui

est arrivé il y a quelques heures plutôt quand un vieil homme de la tribu lui a expliquer qu’il la trouvait belle comme un gâteau et

qu’il aurait désirer la manger ( non mais alors qui aurait porter le sac pour le retour)

Si un jour j’ai de nouveau la chance de rencontre de nouveau ce gourmand il aura droit à la reflextion suivante de ma part : que NIDA n’est pas un gâteau mais un trésor et que ce dernier s’admire mais ne se mange pas !

 

 



Par GilbertG
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

PRESENTATION

Recherche

Créer un Blog

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus